La Ferté-Gaucher : Origine du nom
- Au 11ème siècle, un seigneur de la Cour, nommé Gaucher, devenu possesseur de grands domaines, fait bâtir une ville au milieu de ses terres et l'appelle Fort de Gaucher, aujourd'hui la Ferté-Gaucher.
- On trouve également trace du nom Firmitas Galcherii ( du latin "Firmitas" pour fermeté, solidité et "Galcherii" pour signifier l'appartenance au seigneur Gaucher ). Ce mot "fermeté" sera remplacé par "Ferté" dans les noms des villes.
- Gaucher se trouve alors voisin du comte de Champagne, et se lie d'amitié avec ce puissant seigneur. Il épouse même l'une de ses filles. Cette dernière apporte en dot la terre de Montmirail. Le premier fils né de cette union devra en porter le nom et lui rendra foi et hommage. De ce fait, durant plusieurs siècles, les seigneurs de La Ferté-Gaucher seront également seigneurs de Montmirail.
Les armoiries de La Ferté-Gaucher :
Les Armes ou Armoiries sont des emblèmes donnés ou autorisés par un pouvoir souverain pour servir de signes distinctifs à des personnes, des familles, des villes, des pays. Leur nom vient de ce que, primitivement, on les peignait sur le bouclier des gens de guerre, l’une des parties principales de leur armure.
L’usage des armoiries héréditaires remonterait dans quelques maisons à la fin du 11ème siècle, mais ce n’est qu’au cours du 12ème que son adoption devient générale. Les armes de La Ferté-Gaucher représentent un lion (emblème de saint Marc) qui symbolise la force. On dit de ces armes : "de gueules au lion d’or, armé et lampassé"
En effet, en héraldique le rouge s’appelle "Gueules" et le jaune "Or". On le dit "armé", quand ses ongles sont d’un autre émail que son corps, et "lampassé", quand c’est sa langue.
Jean 1er, Baron de Montmirail et Comte de La Ferté-Gaucher est le seigneur des lieux et un homme de guerre redoutable. Connétable de France, il est l’ami et le conseiller de Philippe Auguste II, qui le couvre d’honneurs.
Un écrivain contemporain le présente ainsi : « Jean de Montmirail, ce Prince digne de toute notre admiration, aussi distingué par ses qualités du corps que de l’esprit tenant avec gloire le premier rang dans toute la France, se montrait le plus intrépide, déployant partout sa libéralité, suivant la coutume de ce noble temps ».