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La Ferté-Gaucher : Origine du nom |
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- Un seigneur de la Cour, nommé Gaucher, devenu possesseur de grands domaines, fait bâtir une ville au milieu de ses terres et l'appelle Fort de Gaucher, aujourd'hui la Ferté-Gaucher.
- La localité est aussi mentionnée par le nom de Firmitas Galcherii. Ce nom de Firmitas (du latin Firmitis) se traduit par ''solidité'', ''fermeté'' (en français, ce dernier remplace " ferté " qui restera limité aux noms de villes).
- Devenu, de par son acquisition, voisin du comte de Champagne, Gaucher se lie d'amitié avec ce puissant seigneur et épouse l'une de ses filles. Cette dernière apporte en dot la terre de Montmirail avec comme condition express que le premier fils né de ce mariage en porte le nom et lui rende foi et hommage. C'est pourquoi, durant plusieurs siècles, les seigneurs de La Ferté-Gaucher furent également seigneurs de Montmirail.
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Les armoiries de La Ferté-Gaucher |
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Un écu surmonté d'une couronne

Les origines
Début
du XIe siècle - La Maison de Montmirail
Un seigneur nommé Gaucher, riche possesseur de domaines en Brie, fait
construire La Ferté-Gaucher (1) et se trouvant voisin du comte Thibaud
de Champagne lui demande une de ses filles en mariage.
Elle apporte en dot le fief de Montmirail mais le comte exige que ce fief
continue de relever du comté de Champagne et donne son nom à la Maison (2)
issue de ce mariage.
C'est ainsi que les descendants de Gaucher seront, dans cet ordre, seigneurs
de Montmirail et de La Ferté-Gaucher et qu'ils adopteront le blason de
la Maison de Montmirail.
Au fil des siècles et jusqu'à la Révolution
Par le jeu des successions et des mariages, la seigneurie de La
Ferté-Gaucher sera possession de Maisons différentes (maisons de
Coucy, de Sarrebruck, de la Marck...).
Chacune de ces maisons a ses propres armoiries mais le blason de
La Ferté-Gaucher conservera son identité originelle : mêmes
couleurs, gueules et or, même figure, le lion. Toutefois le dessin
de ce dernier évoluera, il sera modifié, enjolivé, pour ressembler
à celui de la Maison qui possède alors la seigneurie de La Ferté-Gaucher.
Le blason de La Ferté-Gaucher tout en restant fidèle à ses origines
est en quelque sorte une synthèse historique de sa seigneurie.
(1) A noter que l'occupation humaine des lieux est bien antérieure
à cette époque-là comme en témoigne la découverte en 1959 de vestiges
d'habitations gauloises (300 à 400 ans avant Jésus-Christ)
(2) Maison : on désignait ainsi la lignée des grandes familles
nobles. |

Aux XVème et XVIème siècles
La Maison de Sarrebruck

Aux XVIème et XVIIème siècles
La Maison de La Marck
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Les armoiries apparaissent au XIe, rapportées des Croisades par les
chevalliers et se répandent largement à travers l'Europe entière. D'abord
signe de ralliement dans les combats, elles figurent sur les boucliers
ou écus et permettent d'identifier les chevalliers rendus méconnaissables
par leurs armures. Au Moyen Age, elles font partie du décorum des tournois.
Leur usage se généralise, on les brode sur les bannières et les étendards,
on les sculpte dans la pierre des châteaux, on les peint sur les fresques
décoratives, on les grave dans l'argenterie...
L'héraldique ou étude des armoiries tire son nom du Héraut d'armes qui
était chargé d'en contrôler notamment la conformité, l'authenticité et
l'usage.
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Le prieuré Saint-Martin (fin XI° siècle) |
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- Elisabeth, femme de Gaucher II (lui-même petit-fils du seigneur Gaucher, fondateur de la ville), consacre le manoir qu'elle possède dans l'île du Morin pour y bâtir l'église Saint-Martin (devenue celle du prieuré).
- Paroissiale dès sa construction, cette église fut d'abord desservie par des chanoines réguliers séculiers, puis donnée aux chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes de Soissons par Gaucher II et son père Dalmace.
- De style roman du XII° siècle, on voit encore se dresser 3 travées de sa nef éclairée de fenêtres en plein centre, soutenue par de puissantes colonnes et flanquée de 2 bas côtés.
- On ne peut dire à quelle époque s'écroula le chœur gothique, mais ce qui reste debout fut transformé en grange, en 1865.
- Aujourd'hui, elle sert d'étable et de garage à camion.
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L'église de La Ferté-Gaucher |
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- Elle est dédiée à Saint-Romain d'Antioche, soldat romain convertit au Christianisme après avoir assisté au martyr du diacre Laurent.
- L'église, ou plutôt le prieuré, dépendait de l'église de Saint-Martin des Champs, et était desservi, comme cette dernière, par les moines de Molesmes. En 1133, après un différent, elle passa aux mains des chanoines de Saint-Jean des Vignes de Soissons et y resta jusqu'à la Révolution.
- Vers le milieu du XIII° siècle, les chanoines réguliers ont du entreprendre des travaux de construction. Ce sont les dîmes et les bénéfices rattachés à la cure, ainsi que certainement l'aide des familles seigneuriales, qui ont permis la construction des bâtiments qui ont survécut jusqu'à aujourd'hui.
- Certains piliers portent des traces de bandes peintes. La plus importante se situe sur l'arc doubleau séparant les deux travées de la chapelle nord ; il s'agit d'un blason, certainement d'une des familles seigneuriales de la ville, surmonté d'une bande sombre (présence d'une litre funéraire).

- C'est l'Evêque de Meaux qui fut le parrain de la grosse cloche de Saint-Romain, qu'il baptisa le 15 novembre 1694 ; la marraine fut Elisabeth Le Tellier, Dame de La Ferté-Gaucher.
La cloche fut bénie sous le nom de la glorieuse Vierge Marie et de Sainte-Elisabeth. Mais, le 4 mai 1734, la foudre s'abattit sur le clocher, incendia les charpentes et détruit la cloche. En 1740, trois nouvelles cloches sont installées dans le clocher ; la plus grosse a un diamètre de 130 cm et un poids d'environs 1 300 kg.
En 1741, un facteur de Montargis remit en état l'orgue endommagé.
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L'Hôtel-Dieu de La Madeleine |
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- En 1252, Mathieu de Montmirail, Seigneur de La Ferté-Gaucher, fonda l'Hôtel-Dieu de la Madeleine, pour soigner les malades et distribuer du grain aux pauvres. La direction fut donnée à des religieux détachés de l'Hôtel-Dieu de Paris et le service était assuré par le prieur de Saint-Martin, curé de Saint-Romain.
- Sous la Révolution, l'Hôtel-Dieu devient un hôpital, et en 1808, s'y adjoint un hospice. En 1914, un hôpital militaire fut créé sous le direction du Dr Cochot, et une maternité y fonctionna jusqu'en 1972. L'hospice demeura seul, et les deux dernières sœurs partirent en 1980, cédant leur place aux infirmières civiles.
- L'hospice fut remplacé par la nouvelle maison de retraite médicalisée, où les pensionnaires ont emménagé le 18 décembre 1984.
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Les remparts de La Ferté-Gaucher |
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- Dans l'île du prieuré, s'élevait la forteresse qui protégeait la ville et contrôlait le Pont des Moulins. Au sud, le Morin formait la ligne de défense, à l'est et au nord, il fallu construire un rempart, précédé d'un fossé. Ce rempart passait au sud de l'actuelle rue Ernest Delbet, coupait les jardins de la Mairie, passait à l'ouest le long des actuelles Promenades et enfin, rejoignait le Morin.
Cette enceinte disparut en 1777 (environ).
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Les foires et les marchés |
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- Les foires du 1er mai et du 18 octobre sont attestées à la Ferté-Gaucher au XVIII° siècle.
Il ne fait pas de doute qu'elles aient existé depuis fort longtemps.
- Un important commerce de bétail (bœufs, veaux, moutons…) se faisait sur la grande place, et un marché aux chevaux se tenait à l'entrée des Grenouilles, face à l'actuel Champ de Foire.
- Le marché hebdomadaire a lieu le jeudi depuis le XII° siècle au moins.
Chaque corps de métier avait un emplacement bien délimité.
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Les fontaines et les puits |
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- La Ferté-Gaucher possède deux bassins :
- Le grand, place du Général de Gaulle
- Le petit, face à l'église
- Ils entourent chacun une fontaine alimentée par les sources de la Bégonnerie et semblent datés tous deux de la même époque, que la tradition fait remonter à l'occupation anglaise de la Guerre de Cent Ans.
- La ville avait aussi 3 puits, l'un proche du 47 rue de Paris (fermé en 1926), le second rue du 27 Août (fermé en 1856) et le troisième rue d'Orient (fermé en 1911).
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Les monuments disparus de La Ferté-Gaucher |
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Saint-Nicaise
Elle fut fondée au XII° siècle par André de Baudement. Il n'en reste que le souvenir de l'ancienne rue Saint-Nicaise repris actuellement par le pourtour Saint-Nicaise. La chapelle devait se trouver au centre, au N °3 actuel comme en témoigne les anciens vestiges : perron, entourages de portes et deux bases de colonnes.
Le Château de Montblin
On le mentionne dans les textes à partir du XVII° siècle. Au début du XIX° siècle, il appartient au baron de Saint-Génie ainsi que la ferme voisine. Le château occupait les hauteur de Montblin. Au début du XX° siècle, les cartes postales montrent le château délabré, actuellement, aucun vestige ne permet de situer l'emplacement exact.
Le prieuré de La Maison Dieu
Ce prieuré fut fondé en 1093 par le seigneur Gaucher et donné à l'abbaye de Molesne. Il y a une vingtaine d'années, on pouvait voir quelques éléments des murs extérieurs de l'ancienne chapelle. Mais, aujourd'hui, tout a disparu. Il subsisterai peut-être l'entrée d'un souterrain.
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Les lavoirs communaux de la Ferté-Gaucher |
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- A l'origine très nombreux sur tout le cours de la rivière, ils étaient publics ou privés et nombreux sont ceux qui ont disparu au fil du temps comme par exemple ceux présentés sur le plan du présent dossier.
- Ils se répartissent géographiquement sur l'ensemble des secteurs bâtis de la commune :
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soit au bord de la rivière du "Grand-Morin",
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soit sur les rus adjacents ou encore alimentés par des sources.
- - Le lavoir de La Maison-Dieu
- - Le lavoir de la rue du Poitou
- - Le lavoir des Promenades
- - Le lavoir de Montigny
- - Le lavoir de La Frévillard
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